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Les nouvelles et événements de 2004/2005


Une météo extrême

Pendant plus de 6 mois, d'octobre 2004 à avril 2005, nous avons eu à faire face à une sécheresse extrême, pas une goutte de pluie ! Le temps a alors changé d'un coup: de mai a décembre, nous avons eu constamment un ciel nuageux, un fort degré d'humidité et des pluies intensives. Notre moyenne annuelle est de 520 mm et nous avons eu 1030 mm !

Pour le bon coté des choses, c'est la première fois depuis des années que tous les réservoirs de montagne sont pleins à ras bord et que, pour nos pompes d'irrigation, nous avons pu économiser le diesel qui était devenu extrêmement cher.

Nous avons également eu la chance d’ être épargnés par les nombreux violents cyclones qui ont frappé les Caraïbes cette année, à l'exception de l'ouragan "Alpha" dont la pointe Est nous a atteinte et qui a détruit 30 % des plants de bananes mures. Il nous faudra 4 mois pour rétablir notre production.


La santé des plantes

Le niveau élevé et inhabituel d'humidité a provoqué un fort développement de champignons et moisissures, principalement le Sigatoka jaune, champignon qui se développe sur les feuilles. Provoquant une baisse de la photosynthèse, il réduit de 40% le volume de fruits récoltable, particulièrement pour les mois de décembre et janvier.

Nous avons également à faire face à un champignon qui atteint particulièrement la couronne des fruits: ces micropores qui pénètrent la couronne des fruits fraîchement coupés, provoquent la maturation prématurée des fruits à l'arrivée dans les ports européens. Les pertes financières dues à ce champignon sont très importantes cette année: en plus du prix des fruits, il faut également prendre en compte le coût de la manutention, des emballages, du transport, les frais douaniers et la destruction des fruits endommagés.

A l'heure actuelle, tous les producteurs de bananes à travers le monde s' inquiètent du fait que la totalité du marché de la banane repose sur la "Cavendish". C'est aujourd'hui la seule banane goûteuse dont la qualité supporte les 10 à 20 jours de voyage maritime. Cette variété est déjà vielle de 30 ans. Elle ne se renouvelle qu'à travers les mêmes stocks de racines et devient de plus en plus sensible aux maladies. Ce sont les mêmes causes qui ont provoqué les grandes famines du XIXe siècle suite à la disparition de la pomme de terre!

Les plantes renouvellent leur vigueur


La compagnie


Nous devons faire face de plus en plus à l'accroissements de nos coûts, que nous n'avons pu répercuter sur nos prix de vente et à la baisse de nos revenus. Nos coûts ont en effet flambé du fait d'une inflation importante et rapide, particulièrement en ce qui concerne le prix des carburants (pour le transport et l'irrigation), des taxes et de l'augmentation des salaires pour nos employés.

Nous endurons une compétition de en plus dure des bananes moins chères d' Amérique Centrale, où les employés sont aussi payés considérablement moins (60 % du coût de production de la banane relève du travail). Nous avons donc une baisse de notre volume de vente ainsi que de nos marges. Les prévisions ne sont pas bonnes également du fait que l'Union Européenne se trouve forcée par l'OMC de réduire ses quotas provenant des pays ACP, rendant la compétition encore plus difficile.


Le jardin d'enfants


L'acquisition d'un petit bus pour le transport des enfants et l'achèvement de la construction d'un nouveau bâtiment sur la Finca a permis au jardin d'enfant de s'y installer au rez-de-chaussée avec 24 élèves.

L'expansion du jardin d'enfants a été rendue possible grâce au support financier important du grossiste Weiling, label "Bio-laden, fair Sales bananas, avec une contribution a notre fondation de 0.015 Euro par banane!


Les nouvelles des Meier

A l'automne 2004, notre fils Kaspar a décidé de retourner vivre aux USA. Apres trois ans de travail avec nous, il s'est trouve épuisé physiquement du fait des difficiles conditions de travail sous ce climat chaud , et moralement du fait de la pauvreté économique et culturelle extrêmes.

Son frère cadet, Sebastian (agriculteur professionnel également) a pris le relais (il avait déjà travaillé avec nous de façon intermittente). Le fait que notre région présente d'excellentes conditions pour le parapente tout au long de année, n'étant toutefois pas étranger à sa décision!

Ma femme et moi avons eu la chance de passer août et septembre en Europe dans notre camping-car, nous permettant d'éviter la saison chaude des Caraïbes, pour visiter nos clients, nos amis et notre famille, tout cela ponctué de vols en parapente ou de marches dans la nature.

Etant tous deux agés de plus de 60 ans, c'est pour nous une forme de retraite graduelle, puisque nous espérons passer de plus en plus de temps à l'étranger dans les années à venir. Nous avons la chance d'avoir une équipe de salariés et d'associés de toute confiance qui peuvent gérer le quotidien de la compagnie sans que j'y sois présent constamment tout en restant joignable si besoin est, grâce aux outils de communication modernes.


Production et consommation

En tant que producteur, on se demande toujours pour qui l'on travaille et combien de consommateurs on fournit. Par exemple, pour nos bananes Demeter, que nous produisons sur 56 hectares: en moyenne, nous envoyons 24 tonnes de bananes en Europe, par semaine, ce qui représente 168 000 bananes. Si l'on estime la consommation hebdomadaire à 4 bananes par consommateur, on peut dire que 45000 personnes mangent nos bananes Demeter chaque semaine, fournissant par la même occasion un moyen ( maigre) de vivre a 72 travailleurs agricoles , chacun d'entre eux fournissant ainsi 625 consommateurs!


Développement culturel et socio-économique

Le pays souffre de graves inégalités de revenu; la moitié la plus pauvre de la population perçoit moins d'un cinquième du PIB, alors que les 10% les plus riches profitent de près de 40 % du revenu national.

De 2000 à 2004, un gouvernement populiste a provoqué des ravages, atteignant des niveaux records de corruption et de mauvaise gestion avec la faillite de plusieurs banques majeures. La monnaie s'est dévaluée passant de 17 RD$ à 60 RD$ pour 1 US$. Avec l’arrivée du nouveau gouvernement et les interventions du FMI, le peso dominicain est maintenant revenu a 34 RD$ pour 1 US$.

Mais de nombreuses entreprises ont connu la faillite, entraînant avec elles la perte de beaucoup d’emplois et la baisse du pouvoir d'achat de la population.

La criminalité a augmenté de façon vertigineuse: chaque jour apporte son lot de meurtres et fusillades entre la police (elle même impliquée dans les crimes) et les criminels. La République dominicaine est devenue un relais majeur au niveau du trafic de drogue international, renforçant encore la corruption des autorités.

Bien que qu'il y ait un important exode dominicain, (les gens s'embarquent sur de petits bateaux vers Porto Rico, avec des naufrages fatals réguliers), il ne compense pas l'augmentation de la population due a l'immigration (illégale) de ceux qui essaient d’ échapper à la misère de Haïti.

Les perspectives s'annoncent difficiles, nous sommes maintenant obligés de satisfaire aux "accords de libre commerce" , ce qui risque de détruire l'agriculture locale qui ne pourra résister aux prix du marché mondial et ainsi ne fera qu'augmenter la fuite vers les bidons villes qui entourent les cites. Les prix à la consommation ne décroîtront pas, car il n'y a pas vraiment de concurrence libre et les intermédiaires essaieront simplement d'augmenter leurs marges.






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